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(excerpted from A. Borovik's blog Mathematics under the microscope)

This work by William Blake could suggest that the mathematician and its mathematics emerge from geological sediments, old life fossilized, crystals and stones, through a geometrical body, allegorically as perfect as his theorems, and reminiscent of the Renaissance artists such as Leonardo da Vinci associations between perfect body proportions, art, architecture and the Universe.

It also reminds of the much later and severely misleading “path of evolution” images going from fish to men.

In this passage, after having received a letter from Albertine, the narrator makes a comparison between the abstraction that mail, faces, even bodies represent of the thoughts of people we know and the ideal thought we have of them, with the successive abstractions that in mathematics arise from objects to number sums and from numerical expressions to algebraic ones.

Cependant, je relisais sa lettre et j’étais tout de même déçu du peu qu’il y a d’une personne dans une lettre. Sans doute les caractères tracés expriment notre pensée, ce que font aussi nos traits : c’est toujours en présence d’une pensée que nous nous trouvons. Mais tout de même, dans la personne, la pensée ne nous apparaît qu’après s’être diffusée dans cette corolle du visage épanouie comme un nymphéa. Cela la modifie tout de même beaucoup. Et c’est peut-être une des causes de nos perpétuelles déceptions en amour que ces perpétuelles déviations qui font qu’à l’attente de l’être idéal que nous aimons, chaque rendez-vous nous apporte, en réponse, une personne de chair qui tient déjà si peu de notre rêve. Et puis quand nous réclamons quelque chose de cette personne nous recevons d’elle une lettre où même de la personne il reste très peu, comme, dans les lettres de l’algèbre, il ne reste plus la détermination des chiffres de l’arithmétique, lesquels déjà ne contiennent plus les qualités des fruits ou des fleurs additionnés. Et pourtant, l’amour, l’être aimé, ses lettres, sont peut-être tout de même des traductions (si insatisfaisant qu’il soit de passer de l’un à l’autre) de la même réalité, puisque la lettre ne nous semble insuffisante qu’en la lisant, mais que nous suons mort et passion tant qu’elle n’arrive pas, et qu’elle suffit à calmer notre angoisse, sinon à remplir, avec ses petits signes noirs, notre désir qui sait qu’il n’y a là tout de même que l’équivalence d’une parole, d’un sourire, d’un baiser, non ces choses mêmes.

Proust, Albertine Disparue, A la Recherche du Temps Perdu.

My own english translation of the outlined passage:

As one does not find anymore in the letters of algebra the determinate values of the figures of arithmetic, themselves already removed from the qualities of the fruits and flowers being summed.

I used to have personal webpages, opinion pages, archived scientific and philosophic correspondence, even blogs on the web on various periods but most of them are now unreachable, deleted or non editable. This forms what I use to call volume XVI of my collected works (volume XIV being notes taken during seminars and lectures). All the posts in this blog with a date before April 1st 2010 are republications of previous contributions of this kind. New information or new ideas added after the original publication will be outlined with the date.

The other entries are really worth looking at

http://www.finewoodworking.com/item/10986/cello-box-wins-tablesaw-prize

 

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